Document vivant · v0 · à réviser à chaque atelier · Interne ABAXINFO × AXION

Architecture cible & offre IA locale souveraine
Spécification de travail pour l'offre vendue après le 5 novembre

Une centrale d'intelligence souveraine clés en main pour PME de 10 à 50 collaborateurs : l'infrastructure sur site, le contrat de maintenance qui la fait vivre, et les agents métiers qui la rendent utile. Ce document décrit l'architecture proposée, signale les deux points à cadrer avant de pouvoir vendre, ce qui peut être séquencé, et l'économie de l'offre. Il est fait pour évoluer d'atelier en atelier jusqu'à devenir la spécification de référence.

StatutDraft v0 - à revoir avec Eric et Djemel
CiblePME 10-50 collaborateurs
Niveau d'offreNiveau 3 - serveur dédié
DébouchéOffre vendue après le 5 novembre
L'essentiel en 60 secondes

L'offre est une centrale d'intelligence souveraine « 3-en-1 » : une infrastructure d'IA installée chez le client, un contrat de maintenance qui en assure la vie (matériel, sécurité, mises à jour des modèles), et des agents métiers qui automatisent des processus réels. C'est la déclinaison concrète du niveau 3 « serveur dédié » de notre grille des 3 niveaux de souveraineté, et elle épouse exactement le partage ABAXINFO × AXION : Eric porte l'infrastructure et l'exploitation, AXION porte les applications et les agents.

Le socle technique est solide. Deux serveurs séparés - un moteur d'inférence sans état, un serveur applicatif qui porte les données - pour qu'un traitement lourd ne ralentisse jamais le chat des utilisateurs. Aucun port ouvert sur le pare-feu du client. Et une gouvernance documentaire qui traite ce qui fait réellement échouer les projets de ce type : la pollution de la base de connaissance et les réponses tirées de procédures périmées.

Deux points restent à cadrer avant de pouvoir chiffrer. Le premier est un alignement : l'architecture doit porter les trois niveaux d'accès déjà décidés le 10 juillet (équipe, comptabilité, privé) et le coffre-fort - aujourd'hui la recherche filtre sur la validité du document, pas sur les droits de celui qui pose la question. Le second est une hypothèse à valider : « 3 à 5 utilisateurs simultanés » est un point de départ raisonnable, à mesurer au banc en août puis à ajuster client par client.

Le choix matériel mérite d'être élargi plutôt que tranché : notre propre définition du niveau 3 englobe l'achat sur site, le housing et le dédié loué. Le loué supprime le CAPEX, première objection d'une PME, et transfère le risque d'obsolescence. Enfin, l'économie de l'offre est proposée en section 10 sous forme d'ordres de grandeur - faits pour être contredits.

SECTION 01

Contexte et promesse - à quoi sert cette offre

Une PME romande de 10 à 50 personnes qui veut utiliser l'IA a aujourd'hui trois options, et une seule qui règle vraiment la question de ses données. C'est la grille des 3 niveaux de souveraineté qui structure tout notre discours, et l'offre décrite ici en est le troisième niveau.

NiveauOù vivent les donnéesCe que ça vaut
1 · Cloud frontièreChez un fournisseur américainIntelligence maximale, zéro investissement, mais les données sortent et la dépendance est totale
2 · Open source hébergéChez un hébergeur souverain, louéJuridiction choisie, réversibilité, mais un tiers héberge toujours
3 · Serveur dédié (cette offre)Chez le client, ou sur un serveur dédié qui lui est réservéLes données ne quittent pas l'entreprise. Fonctionne même sans internet. Investissement et exploitation à assumer - c'est là que nous intervenons

La difficulté du niveau 3 n'est pas technique, elle est opérationnelle : une PME n'a ni l'envie ni les compétences d'exploiter un serveur d'IA. D'où une offre qui ne vend pas une machine mais un service complet, en trois volets indissociables.

Volet 1
L'infrastructure
Ce qui tourne, et où
  • Serveur d'inférence dédié sur site
  • Serveur applicatif et base de connaissance
  • Réseau cloisonné, sauvegarde, reprise
  • Zéro donnée dans le cloud public
Volet 2
L'IAGérance
Ce qui la maintient en vie
  • Supervision et correctifs de sécurité
  • Mise à jour des modèles, sans dérive des réponses
  • Sauvegarde et test de restauration
  • Point d'entrée unique pour les utilisateurs
Volet 3
Les agents métiers
Ce qui la rend utile
  • Chat interne sur les documents de l'entreprise
  • Automatisation de processus (factures, RH, appels d'offres)
  • Connexion aux outils déjà en place
  • Nouveaux cas d'usage au fil de l'eau

Qui fait quoi

ActeurPérimètre
Fournisseur matérielLivraison et installation physique des machines. Partenariat Computer Shop déjà engagé.
ABAXINFO (Eric)Déploiement de l'infrastructure, supervision, maintenance système, mises à jour des modèles. C'est le métier historique, et le visage de confiance côté client.
AXION (Seb, Djemel)Applications métiers, base de connaissance, orchestration des agents, intégration du RAG. La couche qui transforme une machine qui tourne en valeur métier.
Pourquoi ce découpage tient
Il ne résulte pas d'un partage commercial mais des métiers réels de chacun : ABAXINFO exploite des infrastructures de PME depuis vingt ans sur le Grand Genève, AXION construit des automatisations et des agents. Le client a un interlocuteur unique côté infrastructure, celui qu'il connaît déjà, et une équipe applicative derrière.
SECTION 02

Architecture matérielle et arbitrage économique

Le poste matériel décide du prix d'entrée, donc de l'accessibilité de l'offre pour une PME. Deux familles de solutions s'opposent, avec un écart de coût de l'ordre du double.

OptionOrdre de prixLecture
Serveur Linux bi-GPU
cartes professionnelles
12 000 - 15 000 €Puissance et écosystème mature pour l'inférence, mais surdimensionné financièrement pour l'amorçage chez une PME.
Station à mémoire unifiée
type Mac Studio M2 Ultra 192 Go, reconditionné
5 500 - 6 500 €Les 192 Go de mémoire unifiée permettent de faire tourner des modèles de 70 milliards de paramètres quantifiés, en gardant de la réserve pour le contexte de plusieurs sessions. Durabilité annoncée de 4 à 6 ans.
Recommandation - élargir plutôt que trancher
Ne pas figer une machine dans l'offre : définir une enveloppe de performance et deux modes d'acquisition
Notre propre définition du niveau 3, actée le 3 juillet (D-08), englobe l'achat sur site, le housing et le dédié loué. Retenir uniquement l'achat prive l'offre de son meilleur levier commercial : le dédié loué supprime le CAPEX - première objection d'une PME de cette taille - et transfère le risque d'obsolescence au lieu de le faire porter au client sur 4 à 6 ans. La piste du financement (setup + abonnement, lissage, location longue durée via un partenaire) avait d'ailleurs déjà été ouverte le 3 juillet.

Ce qui devrait être écrit dans l'offre, ce n'est donc pas un modèle de machine mais une enveloppe de performance : taille de modèle supportée, nombre de sessions concurrentes, temps de réponse. Le matériel devient une variable d'ajustement commercial, pas un pari technique.
Deux questions à traiter avant de s'engager sur 4-6 ans
Le reconditionné et la garantie. Sous contrat de maintenance, une machine morte c'est le service à l'arrêt et une obligation de résultat. Quel support, quelle garantie, et surtout quel plan de remplacement ? Une machine de spare mutualisée entre clients change le calcul - et se facture.

Le moteur d'inférence. Les deux moteurs couramment cités (Ollama, vLLM) n'ont pas les mêmes capacités de traitement par lots selon la plateforme. Plutôt que d'en débattre, en faire une mesure au banc : quel moteur tient réellement 3 à 5 sessions concurrentes sur la machine retenue, et avec quel temps de première réponse sur des requêtes à contexte long ? C'est le même banc que la démonstration du 5 novembre - une pierre, deux coups.
SECTION 03

Topologie réseau et sécurité

Le principe directeur : permettre une maintenance à distance transparente sans jamais ouvrir un port sur le pare-feu du client, et exposer l'application aux collaborateurs distants sans exposer le réseau local. Les deux flux sont strictement séparés.

Entrée A
Collaborateurs distants
Télétravail, site distant
  • Accès par navigateur, en HTTPS
  • Aucune installation sur le poste
▼ tunnel chiffré sortant · Cloudflare Tunnel (Zero-Trust)
Réseau local du client (LAN) · rien n'est exposé depuis internet
Serveur 1
Serveur applicatif
Applications, données, automatisations
Serveur 2
Serveur IA dédié
Moteur de calcul, sans état
◄ API locale, en HTTP sur le LAN ►
▲ Tailscale · VPN maillé chiffré · zéro port ouvert sur la box
Entrée B
Équipe technique ABAXINFO × AXION
Maintenance et supervision à distance
AccèsMécanismePourquoi ce choixCoût
Maintenance
Eric, AXION
Tailscale, réseau maillé chiffré de bout en boutAgent installé sur les deux serveurs, aucun port à ouvrir. Insensible aux changements d'adresse publique du client.Gratuit jusqu'à ~6 administrateurs
Collaborateurs
télétravail
Cloudflare TunnelL'application web est jointe par un tunnel sortant. L'API du serveur IA et les bases restent invisibles depuis internet.Gratuit jusqu'à 50 utilisateurs
Ce que cette topologie permet de dire au client
« Nous n'ouvrons rien sur votre pare-feu, et votre serveur d'IA n'est joignable depuis internet par personne, pas même par nous - nous passons par un tunnel privé. » C'est vérifiable, c'est cohérent avec un positionnement cybersécurité, et c'est un argument que peu de concurrents peuvent tenir sur une offre d'IA.
SECTION 04

Architecture logique - pourquoi deux serveurs et pas un

C'est le choix de conception le plus structurant. La charge est répartie sur deux serveurs physiques et un NAS, pour une raison précise : éviter qu'un traitement applicatif lourd ne ralentisse la génération du modèle, et inversement. Si l'indexation nocturne de 4 000 documents tourne sur la même machine que le chat, les utilisateurs le sentent immédiatement.

1 · Serveur IA dédié
Moteur de calcul pur
Sans état - aucune donnée métier n'y est stockée
  • Inférence : exécution locale du modèle de langage
  • Passerelle et priorisation : gestion de la file d'attente et de la qualité de service
  • Ne contient rien : on peut le remplacer sans perte de données
▲▼ requêtes API locales (HTTP / REST) sur le réseau interne
2 · Serveur applicatif
Intelligence applicative, mémoire et stockage
C'est ici que vivent les données de l'entreprise
  • Interface : le chat interne et les applications métiers
  • Base de données et vectorisation : la base de connaissance permanente
  • Automatisations : routines planifiées, connecteurs, serveurs d'outils
  • Accès aux fichiers : montage du partage réseau existant du client
▼ sauvegardes automatisées, chaque nuit
3 · NAS de sauvegarde
Résilience et reprise d'activité
Le NAS déjà en place chez le client
  • Sauvegarde quotidienne de la base (données et vectorisation)
  • Sauvegarde des configurations et des scripts d'agents
Deux conséquences utiles de ce découpage
Le serveur d'IA est jetable. Comme il ne stocke rien, on peut le changer, le mettre à niveau ou le remplacer en panne sans toucher aux données. C'est ce qui rend crédible une offre en dédié loué avec renouvellement de matériel (section 2).

Le dimensionnement devient indépendant. On peut augmenter la puissance d'inférence sans toucher à l'applicatif, ou l'inverse - donc adapter l'offre à la taille du client sans repenser l'architecture.
SECTION 05

Agents, routines et flux métiers

Trois modes d'utilisation cohabitent, du plus direct au plus autonome. C'est ce qui différencie une offre d'un simple « ChatGPT interne » : la machine ne se contente pas de répondre, elle travaille.

A
Intégration applicative directe
L'application appelle directement l'API du serveur d'IA, sans intermédiaire. Exemple : le traitement des factures. Vitesse maximale, contrôle total, aucune dépendance supplémentaire. C'est le mode privilégié pour tout ce qui est déclenché par un utilisateur.
B
Routines planifiées et manipulation de fichiers
Le serveur applicatif monte le partage réseau existant du client - il voit donc les dossiers de l'entreprise comme un collaborateur. Les routines lisent ces fichiers, interrogent le modèle, et écrivent le résultat sur le serveur de fichiers ou dans la base. C'est ce qui permet d'automatiser sans demander au client de changer ses habitudes de rangement.
C
Priorisation des requêtes - l'humain passe devant
Une passerelle place les requêtes dans deux files : priorité haute pour ce qui vient d'un utilisateur en train d'attendre devant son écran, priorité basse pour les traitements de fond et les agents de nuit. Si quelqu'un interroge le chat pendant qu'un batch tourne, le batch attend.

Limite à connaître : la priorisation gère la contention, elle ne crée pas de puissance de calcul. Elle évite qu'un utilisateur soit bloqué derrière un traitement long, mais elle ne rend pas la machine plus rapide. C'est directement lié au point 2 de la section 8.
SECTION 06

Le RAG d'entreprise - la base de connaissance

Le RAG, c'est ce qui permet à l'IA de répondre sur les documents de l'entreprise et non sur des généralités. C'est aussi la partie où les projets de ce type échouent le plus souvent, pour deux raisons toujours les mêmes : la base se pollue, et l'IA finit par répondre à partir de procédures périmées. L'architecture les traite de front.

A. Deux régimes documentaires, à ne pas confondre

CritèreDocument éphémèreVault permanent
UsageAnalyse rapide d'un PDF déposé dans le chat par un utilisateurMémoire collective : RH, procédures, tarifs, contrats
TraitementTraité en mémoire, dans la session de conversationDécoupé, vectorisé et stocké dans la base
PersistanceSupprimé à la fermeture de la sessionConservé pour toutes les recherches ultérieures
Pourquoi cette distinction vaut de l'argent
Elle règle proprement le cas « je dépose un PDF pour une question ponctuelle » sans polluer la mémoire de l'entreprise. Et elle s'énonce simplement devant un dirigeant : ce que vous déposez pour une question reste dans la question ; ce qui entre dans la mémoire de l'entreprise, quelqu'un l'a validé.

B. Gouvernance - empêcher la pollution

  • File d'attente avant indexation. Un document déposé par un utilisateur n'entre jamais directement dans la base permanente : il passe par une zone tampon.
  • Validation humaine. Un responsable valide le document depuis son tableau de bord avant qu'il ne soit indexé pour tout le monde.
  • Isolation par métadonnées. Chaque fragment vectorisé porte son origine (document, auteur, département, statut de validation). En cas d'erreur, on purge l'intégralité d'un document fautif en une opération, sans toucher au reste.

C. Versionnement - ne jamais répondre depuis une procédure périmée

Chaque document porte un indicateur actif / archivé. Quand la version 2026 d'une procédure est déposée, la version 2024 bascule automatiquement en archivé, et la recherche ne consulte que les documents actifs. L'historique reste consultable pour l'audit, mais l'IA ne s'en sert plus pour répondre.

Le scénario que cela évite
Un collaborateur demande la procédure de validation des congés. Sans ce mécanisme, l'IA peut très bien répondre en citant la version de 2024, avec l'assurance d'une réponse juste. Personne ne s'en aperçoit - c'est ce qui rend l'erreur dangereuse, et c'est pour ça que le versionnement n'est pas un raffinement mais une exigence.

D. L'ingestion initiale - le poste le plus sous-estimé

  • Nettoyage préalable par le client. Tri des doublons et des fichiers obsolètes avant le premier import. Une base de connaissance construite sur un partage réseau en désordre produira des réponses en désordre.
  • Découpage structurel. Respecter la structure des documents (titres, chapitres, sections) plutôt que de découper aveuglément tous les N caractères. C'est ce qui fait la différence entre une réponse pertinente et une réponse tronquée.
  • Étiquetage automatique par arborescence. Le script d'import transforme le chemin des dossiers en métadonnées : /Comptabilite/2025/ devient un tag de département. Gratuit, et immédiatement exploitable pour filtrer.
SECTION 07

Stack technique

L'ensemble repose sur des briques open source, sans coût de licence. Le coût réel n'est pas la licence, c'est l'exploitation - c'est-à-dire le temps d'Eric. Ce point conditionne directement la marge du contrat de maintenance, et il est repris en section 9.

BriqueSolutionRôleLicence
Moteur d'inférenceOllama ou vLLM (à départager au banc)Exécution locale du modèle de langageOpen source
Passerelle APILiteLLMClés d'accès, quotas, priorisation des requêtesOpen source
Base et vectorisationPostgreSQL + pgvector (via Supabase ou seul, voir §9)Données applicatives et base de connaissanceOpen source
Interface et applicationsNext.jsChat interne et applications métiersOpen source
Orchestrationn8n, routines Node.js / PythonAutomatisations et intégrationsOpen source
Accès maintenanceTailscaleVPN maillé pour la supervision à distanceGratuit < 6 admins
Accès distantCloudflare TunnelExposition web chiffrée pour les collaborateursGratuit < 50 users
Argument de réversibilité
Une stack intégralement open source signifie aucun éditeur ne peut couper la ligne ni multiplier ses prix. C'est exactement le risque que l'offre prétend supprimer, et il faut le dire au client. Voir toutefois la question de la réversibilité applicative en section 9 : l'absence de dépendance éditeur ne suffit pas si le client dépend de nous.
SECTION 08

Les deux points à cadrer avant de vendre

Deux points demandent une décision avant de pouvoir chiffrer. Le premier est un alignement : l'architecture doit porter un modèle d'accès déjà décidé en atelier. Le second est une hypothèse de dimensionnement à valider, qui se réglera au banc puis client par client.

Point 1 - reporter les niveaux d'accès déjà décidés dans le RAG
La recherche documentaire doit filtrer selon les droits de celui qui pose la question.

La matière est déjà là : chaque fragment vectorisé porte son département et son auteur. Ce qui manque est la marche suivante. Aujourd'hui, la recherche ne filtre que sur la validité du document (actif / archivé), pas sur le périmètre de l'utilisateur. En l'état, un collaborateur peut faire ressortir un document RH ou comptable en posant simplement la question dans le chat.

Le modèle à appliquer est déjà décidé. L'atelier du 10 juillet (D-07) a retenu trois niveaux d'accès sur serveur souverain - équipe, comptabilité, privé - et un coffre-fort pour les données les plus sensibles. Il ne s'agit donc pas d'ouvrir un débat, mais de reporter ces trois niveaux dans l'architecture documentaire.

Traduction concrète : le filtre d'autorisation s'applique à la recherche et pas seulement à l'affichage, et le coffre-fort se traduit par un espace non indexé par défaut - un document qu'on ne veut pas voir ressortir ne doit pas être vectorisé « au cas où ». Peu de travail si c'est prévu dès le départ, très coûteux à rattraper ensuite.

Pourquoi c'est éliminatoire commercialement : la cible prioritaire est composée de fiduciaires et de cabinets médicaux. Le défaut ne se voit pas en test - il se voit le jour où quelqu'un demande combien gagne un collègue.
Point 2 - valider l'hypothèse de charge, puis l'ajuster par client
« 3 à 5 utilisateurs simultanés » est une hypothèse de départ raisonnable, pas encore une spécification.

Elle demande deux précisions avant de porter un prix. D'abord son sens : simultané veut dire cinq personnes qui ont un onglet ouvert, ou cinq générations en parallèle ? Sur un modèle de 70 milliards de paramètres quantifié, ce n'est pas le même monde. Ensuite son comportement sous charge, sachant que la priorisation gère la contention mais ne crée pas de puissance de calcul.

Ce n'est pas une faiblesse de l'architecture, c'est un travail de calibrage, en deux temps :

1. Au banc, en août. Mesurer ce que la machine tient réellement : temps de première réponse, débit par session, nombre de sessions concurrentes avant dégradation sensible. Le cas à mesurer n'est pas le chat à vide mais la requête documentaire à contexte long, où l'on injecte des extraits - c'est là que le temps de première réponse se dégrade.

2. Client par client, ensuite. Le bon chiffre n'est pas universel : il dépend du nombre d'utilisateurs réels, de leur métier et de la part d'automatisation nocturne. L'hypothèse devient alors une grille de dimensionnement (section 10), et le dimensionnement devient un argument de conseil plutôt qu'une promesse figée.
SECTION 09

À séquencer - réel, mais qui peut attendre la v1

01
Stack de base complète, ou PostgreSQL + pgvector seul ?
Une plateforme applicative complète type Supabase auto-hébergée, ce n'est pas une base de données : c'est une dizaine de conteneurs (base, authentification, API, temps réel, stockage, console) à patcher, sauvegarder et savoir restaurer. Les licences sont gratuites, l'exploitation ne l'est pas : le coût, c'est l'astreinte d'Eric. Si l'authentification et le stockage intégrés ne sont pas réellement utilisés, PostgreSQL + pgvector seul réduit la surface à maintenir et améliore directement la marge du contrat. À trancher sur ce critère, pas par habitude.
02
La mise à jour des modèles a besoin d'un garde-fou
Changer de modèle change les réponses - sans bruit, sans erreur, sans rien qui alerte. Il faut un jeu de questions de non-régression (une trentaine de cas métier avec la réponse attendue) rejoué avant toute bascule chez un client. C'est aussi un excellent argument commercial : c'est précisément ça, l'IAGérance - pas seulement héberger un modèle, mais garantir que ses réponses ne dérivent pas.
03
Le volet contractuel et la protection des données
L'architecture couvre la sécurité réseau, mais le régime des données doit être écrit : le client est responsable de traitement, ABAXINFO et AXION sont sous-traitants - donc contrat de sous-traitance, durées de conservation, et journalisation des accès (qui a demandé quoi, qui a validé quel document). Sur une offre vendue sur la souveraineté et la conformité, ce n'est pas un supplément : c'est un critère d'achat.
04
La réversibilité, qui est notre propre argument, peut se retourner
Le discours des 3 niveaux vend la souveraineté et l'absence d'enfermement. Mais l'offre crée une dépendance nouvelle : une application sur mesure et des agents développés par nous. Que possède le client s'il part ? Répondre franchement - code livré, données exportables, modèle réutilisable - est un différenciateur. Ne pas y répondre, c'est offrir l'objection à un concurrent.
SECTION 10

L'économie de l'offre

Une architecture n'est pas une offre. Tant que le récurrent n'est pas chiffré, on ne sait pas si le contrat de maintenance est rentable - et c'est Eric qui porte l'astreinte. Ce qui suit est une proposition de structure avec des ordres de grandeur, faits pour être contredits par la connaissance du marché romand. Montants en CHF ; la logique compte davantage que les chiffres.

InstallationContenuOrdre de grandeur (hypothèse)
MatérielServeur d'inférence + serveur applicatif. Acheté par le client, ou intégré au récurrent si l'on retient le dédié loué.6 000 - 9 000 ou lissé
Mise en serviceInstallation, réseau (VPN et tunnel), sécurisation, sauvegarde et test de restauration.3 000 - 5 000
Ingestion initialeTri avec le client, découpage, étiquetage, premiers contrôles de pertinence. Le poste le plus sous-estimé : c'est là que la qualité des réponses se joue, et il dépend de l'état des dossiers du client.2 000 - 6 000 selon volume
Premiers agents métiersDeux ou trois cas d'usage livrés, choisis avec le client. C'est ce qui rend l'installation utile dès le premier mois.4 000 - 10 000
Total installationUn projet, pas une vente de matériel.15 000 - 30 000
Récurrent mensuel (IAGérance)Ce qui est inclusOrdre de grandeur (hypothèse)
SocleSupervision, correctifs de sécurité, sauvegarde et test de restauration périodique, veille sur les modèles.600 - 1 200 / mois
Cycle de vie des modèlesMise à jour avec jeu de non-régression rejoué. C'est la promesse différenciante : on ne met pas seulement à jour, on garantit que les réponses ne dérivent pas.inclus dans le socle
Support utilisateursPoint d'entrée unique, accompagnement des usages. À doser : c'est le poste qui dérape si le périmètre n'est pas écrit.300 - 800 / mois
Évolutions inclusesUn forfait d'heures mensuel pour faire vivre les agents (ex. 4 à 8 h). Au-delà, grille horaire, sur le modèle de la réponse Trajets.selon forfait
Total récurrentC'est lui qui rend le modèle viable, pas l'installation.1 000 - 2 500 / mois
Trois principes de construction, plus importants que les montants
1. L'installation ne doit pas être le centre de gravité. Une offre qui gagne sa vie sur le setup pousse à vendre du matériel ; une offre qui gagne sa vie sur le récurrent pousse à ce que ça marche dans la durée. La seconde est alignée avec l'IAGérance et avec la relation de confiance qui est le fonds de commerce d'ABAXINFO.

2. Le périmètre de l'astreinte se définit avant le prix, pas après. Horaires, délai de reprise, qui décroche. Sans ça, le récurrent est un pari sur le comportement du client. C'est Eric qui la porte : il fixe, on chiffre ensuite.

3. Ce qui est exclu doit être écrit aussi clairement que ce qui est inclus. Reprise de données hors périmètre, nouveaux cas d'usage, formation de nouveaux arrivants, changement de modèle demandé par le client. Une grille hors forfait existe déjà sur la réponse Trajets - la réutiliser plutôt que d'en inventer une.

Grille de dimensionnement - ce qui remplace le chiffre unique

ProfilCharge attendueÀ valider au banc
Petite - 10 à 20 personnes2 à 3 sessions actives en pointe, automatisation nocturne légèreModèle intermédiaire probablement suffisant
Moyenne - 20 à 35 personnes3 à 5 sessions actives, automatisation quotidienneCible de référence - à mesurer en priorité
Haute - 35 à 50 personnes5 à 8 sessions actives, traitements de nuit réguliersSecond serveur d'inférence, ou modèle plus petit

Le seuil de rentabilité est la question qu'on pose en dernier mais qu'il faut résoudre en premier : à partir de combien de clients l'astreinte et le suivi des modèles deviennent-ils soutenables sans saturer Eric ? Tant que ce nombre n'est pas posé, on ne sait pas si l'on construit une offre ou un métier à perte. C'est aussi ce qui détermine le rythme de vente visé après le 5 novembre, à rapprocher de l'objectif de 5 à 10 clients par an.

Le raccordement le plus rentable avec l'événement
Le client pilote existe déjà - et c'est le témoin du 5 novembre
L'atelier du 3 juillet a identifié un client finance comme client pilote IA locale, avec un jeune collaborateur moteur en interne, en notant explicitement que ce pilote servirait de cas d'école pour l'événement du 5 novembre.

Or le témoignage client est aujourd'hui l'un des trois blocs non confirmés de la soirée, et l'atelier du 24 juillet (D-08) a rappelé que la crédibilité de l'offre repose sur un partenaire, un lieu et un client référent. Le même client résout les deux problèmes : il valide l'architecture sur le terrain avant novembre, et il monte sur scène pour en parler.

Cela impose un calendrier : pour témoigner le 5 novembre, le pilote doit tourner en septembre-octobre, donc être contractualisé fin août.
SECTION 11

Décisions à trancher - journal ouvert

Numérotation D-A## propre à ce dossier, pour ne pas entrer en collision avec les décisions d'atelier. Ce tableau est la partie vivante du document : il se complète et se tranche d'atelier en atelier.

IDDécision à prendreEnjeuStatut
D-A01Reporter les trois niveaux d'accès dans le RAG : dès la v1 ?Le modèle est déjà décidé le 10/07 (D-07). Il s'agit de l'implémenter, pas d'en débattre.Ouvert
D-A02Valider l'hypothèse « 3 à 5 simultanés » au banc, puis en faire une grille par taille de client.Point de départ à mesurer, pas à figer. Conditionne le prix.Ouvert
D-A03Matériel : réintègre-t-on le dédié loué ? Achat ou location par défaut ?Lève l'objection CAPEX et le risque d'obsolescence.Ouvert
D-A04Stack complète ou PostgreSQL + pgvector seul ?Surface à maintenir = marge du contrat.Ouvert
D-A05Périmètre de l'astreinte : horaires, délai de reprise, qui décroche.Eric la porte. À définir avant de vendre.Ouvert
D-A06Économie : prix d'installation, récurrent, périmètre, sortie.Sans ça, pas d'offre. Cible : fin août.Ouvert
D-A07Réversibilité : que possède et qu'emporte le client ?Différenciateur, ou objection offerte au concurrent.Ouvert
D-A08Client pilote : le client finance est-il le premier terrain, et le témoin du 5 novembre ?Résout deux problèmes d'un coup. Contractualisation fin août.Ouvert
D-A09Non-régression sur les mises à jour de modèle : jeu de test, qui le maintient ?Cœur de la promesse IAGérance.Ouvert
D-A10Contrat de sous-traitance et journalisation des accès.Critère d'achat pour fiduciaires et santé.Ouvert
Lecture du tableau
Les trois lignes en fond distinct et libellé en gras (D-A01, D-A02, D-A08) sont les décisions à traiter en priorité : les deux points à cadrer de la section 8 et le raccordement au pilote. L'information ne dépend pas de la couleur.
SECTION 12

Comment ce document évolue

Ce dossier est volontairement séparé des supports d'atelier : un support est jetable, celui-ci ne l'est pas. Il a vocation à devenir la spécification de l'offre vendue en sortie de l'événement.

  • À chaque atelier qui touche à l'offre ou à l'IA locale : les décisions tranchées passent de « Ouvert » à la date et au sens de la décision, dans le tableau de la section 11. Rien ne se supprime - un arbitrage abandonné se note comme tel.
  • Fin août : les trois décisions prioritaires (D-A01, D-A02, D-A08) doivent être fermées, sans quoi le pilote ne peut pas tourner en septembre-octobre, et le témoignage du 5 novembre tombe.
  • Septembre-octobre : le pilote alimente le document en retours de terrain - les mesures réelles remplacent les hypothèses, en particulier sur la charge et le dimensionnement.
  • Après le 5 novembre : la version qui en sort devient la base de la proposition commerciale type, réutilisable de client en client.
Origine et sources. Ce document part d'un dossier de synthèse architecturale rédigé par Sébastien Fournier (juillet 2026), enrichi du contexte, des décisions d'atelier déjà actées et d'une analyse des points à cadrer. Décisions de référence citées : atelier du 3 juillet (D-03 IAGérance, D-08 les 3 niveaux et la terminologie « serveur dédié », client finance pilote, pistes de financement) · atelier du 10 juillet (D-07 trois niveaux d'accès et coffre-fort) · atelier du 24 juillet (D-08 les trois preuves de crédibilité) · support de l'atelier du 31 juillet (risques de l'événement, plan d'août).

Statut des affirmations. Tout ce qui est présenté comme acté renvoie à une décision d'atelier tracée. Les points techniques de la section 2 (moteur d'inférence, tenue en charge) sont formulés comme des mesures à faire au banc, pas comme des conclusions. Les montants de la section 10 sont des ordres de grandeur proposés, destinés à être corrigés.